Une vie consacrée à la lutte : une rencontre
Bonjour r/france,
Il y a quelques temps, j'ai publié sur ce sub une reflexion personnelle sur la question de la parentalité (ou plutôt son absence) dans une société qui me semble de plus en plus hostille aux travailleurs (disons pour faire simple : le capitalisme néolibéral et la démocratie bourgeoise) et de la possibilité de mobiliser ses ressources ainsi économisées pour "la lutte".
Un sujet sur lequel je ne souhaite pas revenir ici. Je souhaite partager ici une rencontre que j'ai fait et qui a nourri ma reflexion.
Il s'agit d'un couple bien agé d'environ 70 ans, ayant entre-autres fait le choix de ne pas avoir d'enfants mais ayant consacré leur vie à la création, l'enrichissement et l'animation d'une "maison-musée". En fait, un centre culturel local qui réuni des objets mais aussi préserve des techniques artisanales et arts régionaux (poterie, tissage, travail du bois, musique, poésie...). Ils y proposent des visites à tarif libre mais aussi des animations diverses et variées pour adulte ou groupes scolaires. Autour d'eux, ils ont réunis un groupe de personnes engagées, parfois artistes mais pas uniquement, dans la préservation du patrimoine local mais aussi du tissus social en général. Ce lieu est largement qualifié par ses propriétaires, animateurs et visiteurs de "lieu de lutte / de résistance / de célébration / de rencontre". Et j'ai moi même été très touché de pouvoir y aller. Ces qualificatifs sont d'autant plus vrai qu'il se trouve dans un pays ou le processus "d'extrême droitisation" est malheureusement plus avancé qu'en France.
Cette rencontre a fini de me convaincre que même dans les périodes sombres : 1) il est toujours possible de mener une vie joyeuse et pleine de sens, notamment si elle est enrichi par le lien social (au sens large). Et 2) Nous avons tous à notre échelle un pouvoir très concrèt et puissant (je précise, car des choses comme "l'achat responsable" ou le "militantisme numérique" sont toujours possibles mais me semble avoir peu d'effet) que de pouvoir a minima nous greffer sur des lieux de sociabilités mixtes et/ou militants qui participent au tissus social local. Cet aspect local me semble trop souvent mis de côté en comparaison des enjeux nationaux ; ce qui ne signifie pas qu'ils n'ont pas d'importance bien au contraire. J'y voit une célébration de la culture, de l'éducation populaire, du travail collectif mais aussi de l'amitité.
A l'issu de ce récit, mon message est le suivant : essayons de participer à des structures collectives locales qui représentent et défendent nos intérêts plutôt que céder à la sidération et la déprime face à notre incapacité individuelle à faire bouger d'énormes structures. Au pire, déprimer à plusieurs, c'est plus sympa que seul.
Bref c'est une réflexion que je partage ici en espérant qu'elle puisse nourrir une reflexion collective.
Il y a quelques temps, j'ai publié sur ce sub une reflexion personnelle sur la question de la parentalité (ou plutôt son absence) dans une société qui me semble de plus en plus hostille aux travailleurs (disons pour faire simple : le capitalisme néolibéral et la démocratie bourgeoise) et de la possibilité de mobiliser ses ressources ainsi économisées pour "la lutte".
Un sujet sur lequel je ne souhaite pas revenir ici. Je souhaite partager ici une rencontre que j'ai fait et qui a nourri ma reflexion.
Il s'agit d'un couple bien agé d'environ 70 ans, ayant entre-autres fait le choix de ne pas avoir d'enfants mais ayant consacré leur vie à la création, l'enrichissement et l'animation d'une "maison-musée". En fait, un centre culturel local qui réuni des objets mais aussi préserve des techniques artisanales et arts régionaux (poterie, tissage, travail du bois, musique, poésie...). Ils y proposent des visites à tarif libre mais aussi des animations diverses et variées pour adulte ou groupes scolaires. Autour d'eux, ils ont réunis un groupe de personnes engagées, parfois artistes mais pas uniquement, dans la préservation du patrimoine local mais aussi du tissus social en général. Ce lieu est largement qualifié par ses propriétaires, animateurs et visiteurs de "lieu de lutte / de résistance / de célébration / de rencontre". Et j'ai moi même été très touché de pouvoir y aller. Ces qualificatifs sont d'autant plus vrai qu'il se trouve dans un pays ou le processus "d'extrême droitisation" est malheureusement plus avancé qu'en France.
Cette rencontre a fini de me convaincre que même dans les périodes sombres : 1) il est toujours possible de mener une vie joyeuse et pleine de sens, notamment si elle est enrichi par le lien social (au sens large). Et 2) Nous avons tous à notre échelle un pouvoir très concrèt et puissant (je précise, car des choses comme "l'achat responsable" ou le "militantisme numérique" sont toujours possibles mais me semble avoir peu d'effet) que de pouvoir a minima nous greffer sur des lieux de sociabilités mixtes et/ou militants qui participent au tissus social local. Cet aspect local me semble trop souvent mis de côté en comparaison des enjeux nationaux ; ce qui ne signifie pas qu'ils n'ont pas d'importance bien au contraire. J'y voit une célébration de la culture, de l'éducation populaire, du travail collectif mais aussi de l'amitité.
A l'issu de ce récit, mon message est le suivant : essayons de participer à des structures collectives locales qui représentent et défendent nos intérêts plutôt que céder à la sidération et la déprime face à notre incapacité individuelle à faire bouger d'énormes structures. Au pire, déprimer à plusieurs, c'est plus sympa que seul.
Bref c'est une réflexion que je partage ici en espérant qu'elle puisse nourrir une reflexion collective.
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