sertraline et perte d'intérêt
Bonjour à tous,
j'ai été diagnostiqué en juillet d'une depression sévère suite à une ts et le psychiatre de l'hopital m'a mise sous sertraline.
les premieres semaines etaient assez dure (fatigue extreme et tete dans le brouillard, incapacité de reflechir et difficulté total de faire appel à ma mémoire) et maintenant, je suis stabilisée, je n'ai plus tous ces effets secondaires mais je ressens une anxiété constante et une perte d'interet totale...
Avant j'etais "juste" mega angoissée et triste, mais je prenais du plaisir à voir mes amis, à rencontrer de nouvelles personnes (je suis extremement sociale), à manger, à faire des randos, faire la fete etc... aujourdh'ui même la musique me fait zero effet, je suis constamment à la recherche de "dopamine" je dirai mais rien ne marche..
faire l'amour c'est nul, avoir une conversation avec un ami c'est nu et fade, manger, sortir, voir un bon film, tout est fade. et ca devient frustrant de ne pas réussir à avoir la décharge de neurotransmetteur comme javais été habituée...
je me sens perdue, j'en parle avec mon psychiatre et il me dit d'attendre encore et me prescrit encore des benzos... je suis sevrées des benzos depuis 5mois maintenant, je n'en reprendrais plus
je suis une neuropsy pour le suivis thérapeutique déjà,
j'hesite à arreter la sertraline, j'ai l'impression que ca me "tue" socialement, je suis peut etre en vie physiquement mais c'est tout...
j'ai été diagnostiqué en juillet d'une depression sévère suite à une ts et le psychiatre de l'hopital m'a mise sous sertraline.
les premieres semaines etaient assez dure (fatigue extreme et tete dans le brouillard, incapacité de reflechir et difficulté total de faire appel à ma mémoire) et maintenant, je suis stabilisée, je n'ai plus tous ces effets secondaires mais je ressens une anxiété constante et une perte d'interet totale...
Avant j'etais "juste" mega angoissée et triste, mais je prenais du plaisir à voir mes amis, à rencontrer de nouvelles personnes (je suis extremement sociale), à manger, à faire des randos, faire la fete etc... aujourdh'ui même la musique me fait zero effet, je suis constamment à la recherche de "dopamine" je dirai mais rien ne marche..
faire l'amour c'est nul, avoir une conversation avec un ami c'est nu et fade, manger, sortir, voir un bon film, tout est fade. et ca devient frustrant de ne pas réussir à avoir la décharge de neurotransmetteur comme javais été habituée...
je me sens perdue, j'en parle avec mon psychiatre et il me dit d'attendre encore et me prescrit encore des benzos... je suis sevrées des benzos depuis 5mois maintenant, je n'en reprendrais plus
je suis une neuropsy pour le suivis thérapeutique déjà,
j'hesite à arreter la sertraline, j'ai l'impression que ca me "tue" socialement, je suis peut etre en vie physiquement mais c'est tout...
Commentaires
Tu peux également poster sur r/questionsante si tu veux. Tu auras des conseils de la part de professionnels de santé (vérifiés par la modération).
**Poster sur ce subreddit ne remplace pas une consultation médicale**
Il sera toujours préférable de consulter un médecin ou autre professionnel de santé.
Moi je suis à 50 mg depuis 2 mois aussi et je me sens mieux. Cest pas parfait, mais ça s'améliore encore.
Sinon il y a un sub spécial pour la sertraline : r/zoloft
Si ton suivi ne te convient pas, ou que tu ne te sens pas correctement prise en charge (pas entendue par exemple), changes de professionnel mais seulement si ton intention de continuer est ferme (et que le timing est convenable).
Toute personne ayant un peu vécu a des histoires invraisemblables de gens qui arrêtent leurs médicaments de leur propre chef ou qui changent leurs doses. C'est la pire chose à faire avec ces médicaments.
Pour ce qui te concerne, laisser le temps aux choses ne me parait pas aberrant mais c'est vrai que c'est engageant. Je crois qu'il est important que tu commences à envisager que trouver le bon médicament et le bon dosage va prendre du temps. Réparer ce qui est abîmé va également en prendre beaucoup. Gardes à l'esprit que c'est pour le long terme que tu travailles aujourd'hui.
C'est pas systématique mais la libido est souvent la première à trinquer. Pas grave. Il y a plein d'autres choses à faire dans la sexualité donc tu peux aussi prendre ça comme une phase d'exploration mais aussi te concentrer sur tous les autres aspects de la vie. Ça n'est pas si inquiétant.
merci du rappel, c'est vrai que le processus de guerisson est long... j'ai tendance un peu à oublier, je m'etais mis un decompte de jours pour tenir les 4 premieres semaines à cause des effets secondaires qui etaient terribles
Ceci étant dit, être en recherche constante de dopamine, c'est pas sain non plus. Moi quand j'étais sous antidéprésseurs je m'étais mis a picoler plus que de raison pour ressentir de la joie.
En vrai, faut apprendre a vivre dans le quotidien et cultiver le plaisir de la sérénité plutôt que l'exaltation. Et faut pas oublier que les pillules c'est une béquille, et qu'on le garde pas toute sa vie.
Si ça peut te rassurer un peu, sache que antidéprésseurs ou pas... on passe tous par l'étape ou la vie semble d'un seul coup fade. Pour certains c'est a 30 ans, pour d'autres 45. Y'a mille raisons a ça, l'important c'est pas le pourquoi mais comment changer sa manière de vivre et de penser pour faire avec. La bonne nouvelle c'est que si tu réussis, alors ça signera surement la fin de ton anxiété.
je comprend extremement fort... l'alcool et certaines drogues dures ne m'ont jamais autant de l'oeil que maintenant c'est terrible xD
merci pour ton message, il me fait reflechir et me donne espoir, c'est vrai que ma vie a toujours été des sensations extremes (autant positives que negatives), la neutralité je la découvre que maintenant... et oui c'est une béquille
Les antidépresseurs ne sont très souvent pas efficaces.
Sans ça, y'a un monde probable ou je serais encore chez mes parents entrain de jouer 12h par jour.
Moi je pense que les AD ne sont pas aussi efficaces qu'on le prétend, mais c'est un sujet qui divise, vu qu'il faut bien avoir une molécule à donner aux gens qui traversent la période difficile des 20 /30 ans'', ou autre souffrance supposément liée à un passage obligatoire de la vie d'adulte.
Mais bon la dépression est chose commune, il s'agirait pas que les gens se rendent compte des choses.
J'ai traversé une période difficile. Il y a 3 ans, mes deux parents sont morts, à seulement deux mois d’intervalle. Pour régler la succession, j’ai dû reprendre contact avec mon frère, qui a un comportement manipulateur et narcissique. Aujourd’hui, ça va mieux, mais cela a demandé du temps, de la patience, d’apprendre à choisir mes combats et à poser des limites (*aux autres et à moi-même*) pour pouvoir guérir. Nos cerveaux doivent faire de gros efforts pour garder et/ou retrouver un équilibre dans un environnement qui peut être difficile voir traumatisant. En attendant, la médication aide. Tu peux y arriver, gardes espoir !
Ensemble vous trouverez la meilleure molécule dans ta situation à force d en essayer.
Tout le monde ne réagit pas pareil, ce n'est pas une fatalité. J'ai été sous sertraline pendant quelques mois et je n'ai pas eu ce problème, au contraire (puisque ça atténuait les symptômes de mon épisode dépressif qui eux incluaient justement le fait de me sentir vide et sans envie de faire quoi que ce soit).
Tout ça pour dire : il y a plein de médicaments différents qui existent et tous n'auront pas les mêmes effets sur tout le monde, donc ça peut valoir le coup de faire des ajustements jusqu'à trouver le bon.
Ça a l'air terrible ce que tu vis. Juste à chaud comme ça : tu peux changer de psy pour trouver quelqu'un qui t'écoute au moins, pour commencer. Est-ce que tu travailles à changer les conditions qui t'ont mise en dépression ? Parfois doubler avec un psychologue c'est pas mal.
J'espère que tu vas changer de traitement, il y en a pléthore. C'est peut-être aussi une histoire de dosage.
Bon courage.
Soit cash avec ton psychiatre sur ce que tu ressens, ce que tu veux et ce que tu ne veux pas. Ne tourne pas autour du pot !
Il est possible que ta dépression ne soit pas assez traitée (d'où la proposition de revenir au benzo ?). Il existe des molécules qui émoussent moins les émotions mais toutes les molécules ont leurs défauts et contre-indications. Ton psychiatre fait au mieux. Continue de communiquer le plus possible avec lui et l'équipe qui te suit. Courage !
Et si t'as pas profité de réapprendre a bien marcher pendant que tu l'avais, la béquille, bah tu vas bien te casser la gueule.
Donc haut les coeurs. T'es qu'a 2.5 mois de traitement, ça commence a faire plein effet. Donnes toi par exemple un an de traitement pour te bouger a mort et rééquilibrer ta vie. Le pire que tu puisses faire, c'est prendre les antidéprésseurs et rester passive: t'auras rien gagné.
Étape 2 : aller voir un médecin et lui expliquer le soucis. Ça peut être ton médecin traitant. Ne pas hésiter à dire qu'il existe des traitement anxio sans Benzo et que ça vaudrait le coup d'essayer. Et qu'actuellement les molécules que tu as ne te conviennent pas (et c'est normal, ça touche à la chimie du cerveau, tout ne va pas a tout le monde, trust me.)
Étape 3 : change de psychiatre ? Si la réponse c'est plus de Benzo alors que t'en veux pas et qu'il existe des alternatives, moi ça me titille.
Bon courage pour la suite, on peut s'en sortir, mais c'est long et chiant.
Quand je me renseigne sur certain noms de médicament ou de molécule que des OP citent dans leurs postes, je me demande comment c'est possible d'avaler / s 'injecter quoi ou qu'est-ce, des truc qui ont des effets de malade sur notre comportement à base d'annihilation d'émotion et j'en passe, sans parler des effets secondaire et le pire : "l'accoutumance", pour ne pas dire addiction.
Alors que je suis persuader que dans certains cas, un joint d'herbe ou un bon verre de vin aiderais à bien des aspect ?
Je ne cherche pas à être condescendant et encore moins conseiller quoi que ce soit à qui que ce soit, je ne suis ni médecin, ni junkie mais franchement quand j'y pense je ne voit pas de différence entre quelqu'un qui à besoin d'un joint ou un verre pour gérer des problèmes émotionnelle en passant pour le gars du coins qui fait poussé/vend pour se faire de l'argent et le médecin en blouse blanche qui te prescrit des molécule imprononçable, chimique, synthétique et annihilateur de plein de chose tellement fondamentale pour un être humain (capacité à réfléchir, à se souvenir, interagir ou ressentir wtfff ?) dans le but, également, de faire de l'argent au lobby du bigpharma....
Alors oui l'alcool et des effets indésirable, le THC également, dans le cas ou je parle d'un joint d'herbe et/ou d'un verre de vin, mais que ce qui fait que des personne soit plus rassurer par ces molécules plutôt que l'éthanol et les thc par exemple ?
Courage et empathie à tous ces gens sous benzodiazépine, Gabapentinoïdes, ISRS et j'en passe
Essaie de voir avec ton médecin psychiatre et de réfléchir à la balance bénéfice risques pour la sertraline. Dans tous les cas, il est toujours possible de changer de dosage, ou d'essayer d'autres traitements médicamenteux+ la thérapie etc. Fais-toi confiance aussi ++
En tout cas je vois tout à fait ce que tu veux dire dans ton post, et je suis désolée que tu traverses ça. Je t'envoie beaucoup de courage.
On est tous différents et certaines molécules réagissent mieux que d’autres, donc changer peut valoir le coup.
Mais c’est sûr que ça met une grosse pause dans le traitement car il va falloir d’abord baisser les doses pour quitter la molécule actuelle puis commencer lentement une autre.
Si tu veux arrêter ton AD je te conseille de regarder du côté de la déprescription et de l'hyperbolic tapering, technique la plus safe (mais jamais sans risque) pour arrêter les psychotropes, que peu de médecins pratiquent car ils ne sont pas assez formés à la déprescription, mais qui gagne en crédibilité dans le monde anglo-saxon.
Je t'invite à ne pas me croire sur parole et à faire tes propres recherches sur le sujet, et pourquoi pas en parler à ton psychiatre s'il est ouvert, je l'ai fait avec la mienne.
Deux ressources si tu lis l'anglais :
\- Le site "surviving anti depressants" [https://www.survivingantidepressants.org/](https://www.survivingantidepressants.org/) est un site communautaire de patients qui essaient d'arrêter les psychotropes sur lequel tu pourras trouver plein de conseils.
\- Le livre : "A Straight Talking Introduction to Psychiatric Drugs: The Truth About How They Work and How to Come Off Them" par Joanna Moncrieff, psychiatre Britanique référence dans la psychiatrie critique et sociale.
Bien évidemment, je ne suis pas médecin moi même, juste un patient qui essaie d'arrêter les psychotropes car ils ont de nombreux effets secondaires dont certains (comme la prise de poids) qui dureront probablement toute ma vie. Je te conseille donc encore une fois de faire tes propres recherches.
Bonne chance quoi que tu décides de faire.